Coronavirus – 3. Psychologie positive : 18 conseils pour garder le moral pendant le confinement !

Il ne faut pas se le cacher : le confinement obligatoire déjà en Espagne et Italie (en ne parlant que de l’Europe) va durer en France plus de deux semaines (six au moins, selon le directeur de l’hôpital Bichat).

Mais ce qui va faire la différence, c’est comment on va vivre ce confinement.

Ce qu’on va en faire.

Et ce que cette crise va générer… de positif.

  1. Ce n’est pas la guerre (la vraie)
  2. Exercices de gratitude 
  3. Ne pensez pas trop à l’argent
  4. Habillez-vous et faites-vous beau
  5. Ménage, propreté, rangement
  6. Confinement oui, mais pas de manques
  7. Une épreuve à ne pas sous-estimer
  8. Aimez-vous les uns les autres… ou éloignez-vous
  9. Mettez en place des routines
  10. Pour les parents
  11. Prenez du temps pour vous
  12. Ne vous mettez pas trop la pression !
  13. Dansez, chantez, riez
  14. Pensez à tout ce que vous pouvez faire (et pas à ce que vous ne pouvez pas faire)
  15. Analysez vos émotions
  16. Communiquez, parlez, échangez !
  17. Fixez-vous un objectif par jour
  18. Le futur existe

“Nous sommes en guerre.” Mais ce n’est pas la guerre.

Tout d’abord, il faut se rappeler que ce qu’on vous demande, c’est de RESTER CHEZ VOUS. Pas d’aller sur le front, dans le froid et dans la misère, comme l’ont fait, avec un immense courage, nos grands-parents pendant les guerres.

Je ne sais pas si vous prenez la mesure de la chance que nous avons.

Nous ne sommes pas en Syrie ou au Soudan du Sud. Nous avons de la nourriture, des structures de soin à la pointe de la technologie et de la médecine, de l’information, une excellente connexion Internet et des forfaits téléphone illimités – vive les appels vidéo pour voir la famille et les amis.

Donc commencez dès maintenant à faire un exercice de gratitude pour ce que vous avez. Et remerciez les gouvernements de prendre les mesures nécessaires pour endiguer cette pandémie. Parfois tard, très tard, mais elles sont arrivées.

Exercices de gratitude

Il s’agit de voir ce que vous avez, et non ce que vous n’avez pas. De prendre conscience de tout ce qui est bon dans votre vie. Quand vous ouvrez les yeux, faites une liste mentale de tout ce qui est bon ce matin :

  • Je suis en bonne santé
  • J’ai un toit au-dessus de ma tête
  • J’ai de la famille, des amis
  • Je vis dans un pays riche et en paix
  • J’ai de la nourriture dans mon réfrigérateur
  • J’ai les moyens de m’acheter ce dont j’ai besoin 
  • J’ai un jardin
  • J’ai du temps pour moi ces prochains jours…

A vous de l’adapter selon votre vie. Ces exercices ont des effets prouvés sur le cerveau et le moral, et sont un des piliers de la psychologie positive, dont je parle sur mon autre magazine en ligne, Ma Vie Magique. Plein d’autres idées d’exercices ici.

Et avant de vous lever, pensez à tous ces petits détails qui font vous faire plaisir dans le journée :

  • Mmmm… je vais me faire chauffer des croissants pour le petit-déjeuner
  • Je vais pouvoir finir cette série sur Netflix
  • J’ai ces deux livres qu’on m’a prêté que je vais pouvoir lire
  • J’ai tous ces amis, ces collègues que je vais pouvoir appeler

Faites-vous un programme chaque matin pour la journée, voire la semaine – on sait d’ores et déjà que vous êtes chez vous pour 14 jours. N’oubliez pas d’y inclure :

  • Des choses à faire – à commencer puis à finir, cela donne un doux sentiment de réalisation personnelle, même si vous ne pouvez pas travailler à distance
  • Des moments de lien social  : appelez vos amis, vos proches, au téléphone ou en vidéo, saluez vos voisins – de loin bien sûr, et même les gens qui sortent faire leurs courses ou promener leurs chiens dans la rue
  • Des moments pour vous : prendre un bain, dessiner, faire une manucure, lire un livre, faire du yoga… à vous de voir ! 

Ne pensez pas trop à l’argent

Si vous craignez des conséquences économiques pour vous et votre entreprise, sachez déjà que c’est une crise majeure, et que la Banque Centrale et la FED (la Réserve fédérale américaine) ont déjà pris la mesure du problème. Ils injectent des liquidités massives vers les banques et les institutions, qui vont elles-mêmes financer les entreprises et les particuliers.

Nous sommes dans une situation de guerre… contre un virus. Et en temps de guerre, la planche à billets n’a pas de limite.

La banque centrale américaine a appelé les établissements de crédit à puiser dans les centaines de milliards de dollars de fonds propres et de liquidités mis en réserve depuis la crise financière pour accroître leurs prêts aux entreprises et aux ménages.

On est ici dans une situation de vie ou de mort, donc ne vous stressez pas trop pour l’argent. On parle de sauver des milliers, dizaines de milliers, millions de vies humaines – la vôtre y compris, celles de vos enfants, de vos parents, de vos amis.

On ne sait pas encore quelle sera l’étendue des dégâts au niveau économique de cette crise sanitaire. Débloquez l’épargne qui peut vous être utile pour faire face aux premières dépenses, et renseignez-vous sur toutes les aides dont vous pouvez bénéficier. L’État Français a mobilisé des fonds pour sécuriser les prêts des entreprises, élargit le chômage partiel et l’arrêt maladie sans période de carence, un fonds de solidarité pour les indépendants et libéraux, sans compter les nombreux dons alimentaires des grandes entreprises depuis quelques jours pour les plus nécessiteux…

De toute façon, en sortant uniquement pour le nécessaire, vous allez dépenser moins…

Télétravail… ou pas : habillez-vous et respectez les horaires

Même si vous ne travaillez pas, que vous êtes en arrêt maladie parce que vous avez déclaré le coronavirus ou en congés payés, habillez-vous, faites-vous beau, maquillez-vous… C’est important pour le moral !

Mais aussi pour rester séduisant.e aux yeux des autres. N’oubliez pas que si vous êtes en couple, vous allez passer beaucoup de temps ensemble…

Et si vous avez des enfants, imaginez le tableau : un papa ou une maman en pyjama, prostré sur le canapé à cause de crises d’angoisse parce que c’est la fin du monde… Stop. On peut très bien faire “journée pyjama” pour tout le monde et passer des heures sur des jeux de cartes, du moment qu’on rigole. Mais après, on va à la douche.

Aménagez-vous un espace dédié pour travailler, et respectez les horaires, sauf si vous devez caser des sorties courses ou pharmacie. Vous garderez ainsi la notion du temps dédié au travail, et donc le sentiment – réel – que la vie continue. Grâce au web, beaucoup de gens vont pouvoir travailler.

Par contre, beaucoup de petites entreprises devront mettre la clé sous la porte – temporairement. Dans ce cas, prenez le temps de mettre à jour l’administratif, nettoyez et rangez le bureau et les ateliers avant de les quitter, puis bâtissez un plan de communication à lancer quand on sera sortis de crise. Sachant que les choses vont… changer.

Réfléchissez à ce que vous pouvez changer vous-même : de quoi va-t’on avoir besoin dans les jours, les semaines qui viennent ? Quels produits puis-je fabriquer, quels services puis-je rendre ? Les restaurateurs deviennent traiteurs à domicile. Les couturiers.ères peuvent fabriquer des masques en tissu doublé, car oui, les masques sont utiles, d’ailleurs tout le monde devrait en avoir. 

Réfléchissez à tout ce qui peut être utile – gratuitement ou pas – pour aider votre entreprise, votre activité, mais aussi votre communauté. Dites-vous que les gouvernements vont être OBLIGÉS de vous aider financièrement, pour sauver leur peau à eux. C’est après que ça risque d’être difficile. Non, soyons clair, cela va l’être pour certains.

Il va falloir être réaliste : l’économie va prendre un gros coup. Beaucoup d’entreprises, vivant déjà au bord du gouffre avant la pandémie, vont mettre la clé sous la porte, le chômage va être massif. Mais cela peut avoir des conséquences positives pour le monde entier. Et pour votre entreprise, votre activité. J’en parlerai dans un autre article.

Ménage, propreté, rangement : c’est le moment !

Ne laissez pas le bordel envahir votre maison en deux jours ! Les enfants sont aussi à la maison, et après les cours, ils sont aptes à ranger leur chambre et vous aider à faire le ménage. Cela va les occuper, même s’ils rechignent, car ils ne peuvent plus allez voir leurs amis ou se dépenser sur un stade de foot.

Mettez de la musique entraînante et positive et lancez un challenge : gros gâteau au chocolat (eh oui, vous avez le temps de cuisiner) pour celui ou celle qui range le plus vite sa pièce ! Et on vérifie !

Bien sûr, on se lave les mains dès qu’on sort, et dès qu’on rentre ! 

20 secondes et beaucoup d’humour

Confinement oui, mais pas de manques

Les supermarchés sont très régulièrement approvisionnés. Ce qui ne vous empêche pas de faire quelques réserves, mais au fur et à mesure. Comme je vous l’ai dit dans la partie 2 : faites 15 jours de réserves, pas plus. Il en faut pour tout le monde, le temps que les magasins remplissent à nouveau les rayons. Puis sortez (seul.e ! Pas en famille !) et achetez pour quelques jours, en plus.

Faites le tour du magasin, au lieu de viser les rayons habituels, vous allez peut-être découvrir des produits qui vont attireront, comme le rayons livres, ou musique, ou encore papeterie. Faites la liste des magasins disponibles autour de chez vous, et faites-les tous les uns après les autres (pas le même jour, bien entendu) ! Vous verrez de nouvelles bouilles (de loin!), et ça vous fera du bien.

La presse, le tabac, les pharmacies et les coiffeurs (pour les personnes âgées ne pouvant se coiffer seuls.les) seront ouverts. Passez devant, faites signe. Quand vous sortez, essayez de voir un maximum de gens, certains seront sans doute à la fenêtre, une occasion pour vous comme pour eux de voir du monde. Et dites-vous que cela va peut-être vous permettre de rencontrer des gens top, que vous n’auriez pas rencontré avant la crise. Échangez vos numéros de téléphone et appelez-vous ! Que ce soit pour échanger des bons plans, proposer ou demander un service…

Et puis il y a TOUT ce qu’on peut commander en ligne, du gâteau à la banane en passant par les sex-toys, pour finir avec une nouvelle table pour le salon, pour que tout le monde joue au 1000 bornes. Salon qu’on pourrait d’ailleurs repeindre, en passant… Des pots de peinture, il y en a dans les supermarchés.

Interdit en Espagne de se balader ou de faire du footing, mais rien ne vous empêche d’aller faire vos courses… en courant. En France, vous avez le droit à des sorties pour le sport. C’est déjà génial, sauf quand vous vivez dans des zones urbaines à grande concentration de personnes. Dans ce cas, ne prenez pas de risques, ouvrez la fenêtre, et sortez la corde à sauter, les poids et les cours de zumba en DVD. Renseignez-vous sur les cours gratuits sur Youtube. Mettez-vous à la fenêtre ou dans le jardin et invitez vos voisins !

Une épreuve à ne pas sous-estimer

Pour ceux et celles qui font face à la fois à une situation précaire, de pauvreté ou de manque d’abri, qui ont peur pour l’avenir ou qui ont déjà des soucis familiaux, le confinement peut devenir une épreuve. N’hésitez pas à appeler votre mairie et les associations locales pour voir comment ils peuvent vous aider : à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Vous aurez peut-être accès à un logement séparé si vous êtes victime de maltraitance, et de bons alimentaires. Des dons exceptionnels de grandes sociétés ont commencé depuis quelques jours.

Mais même pour ceux et celles qui peuvent voir venir ces prochaines semaines sans trop être préoccupés par ces problèmes, le quotidien peut être dur à vivre. Anxiété, dépression, frustration guettent. Pour plein de raisons. Anxiété face à la maladie, peur pour son entourage, notamment ses parents âgés, mais pas que. Peur pour son avenir professionnel, pour son entreprise. Insomnie, stress, angoisse, dépression, les problèmes psychologiques peuvent être violents, surtout si on avait déjà des soucis de santé mentale.

On peut être énervé parce que les enfants sont turbulents. Vous pouvez être triste ou parce que vous êtes seul.e, trop isolé.e à votre goût. Il ne faut pas sous-estimer le manque de contact, de câlin. De sexe ! Si vous êtes célibataire et que vous trouviez quelque réconfort via Tinder et consorts, n’hésitez pas à vous faire du bien tout.e seul.e. Commandez des sex-toys et travaillez l’aptitude de votre corps au plaisir. Pensez à ce que vous voulez vraiment faire de votre vie amoureuse à la sortie de la crise… Elle vous donnera sans doute envie de plus profiter de la vie, et de ses plaisirs.

Dans tous les cas, prenez soin de vous. Continuez à prendre vos traitements médicamenteux si vous êtes sous anxiolytiques ou anti-dépresseurs, et mettez-vous à la méditation. Il y a de nombreuses chaînes Youtube gratuites accessibles qui sont de grands réconfort, comme celle de Bulles de Sérénité ou Mike méditations. Il existe aussi de nombreuses applications, comme celle de Petit Bambou. 

Mais si vous craquez, n’hésitez pas à demandez de l’aide. De nombreuses lignes vertes ont été créée pour vous permettre de parler à des personnes dédiées à l’aide aux personnes souffrant de ces problèmes. Vous les trouverez en bas de l’article.

Il existe deux choses très efficaces qui vous permettront de vous remonter le moral.

La première est de vous lancer dans un grand projet très motivant. Écrire un livre, apprendre une langue ou un instrument de musique, par exemple. Plongez-vous dans ce projet corps et âme. Vous ne verrez pas le temps passé… et vous ne sentirez pas la solitude, si vous en souffrez.

La deuxième, c’est d’aider les autres. Rien de plus réchauffant pour le coeur. Si vous savez que des personnes âgées vivent dans votre immeuble, glissez un mot sous leur porte, ou affichez une petite note, et proposez vos services, pour faire les courses, aller chercher leurs médicaments. Ou mettez en place un système de prêt de livres, de CDS… 

Bien sûr, protégez-vous : respectez les distances de sécurité, lavez-vous les mains et nettoyez les objets empruntés avec un spray antiseptique ou du vinaigre blanc ménager, par exemple.

Aimez-vous les uns les autres… ou éloignez-vous

La vie en commun va être difficile pour les couples en crise, les colocataires qui ne se supportent plus, les femmes battues, les enfants de parents toxiques ou alcooliques. Il se peut que de nombreuses crises personnelles éclatent pendant cette période. Et même s’il est très salutaire, à tout moment de la vie, de parler et de vider les relations des problèmes et non-dits toxiques, cette situation de stress – car on touche à la santé, à la vie, à la mort – va sans doute amener à de grandes remises en question. 

Il va falloir travailler votre sang-froid et vos capacités de communication. Vous avez du temps pour lire puisque vous n’allez plus au restaurant : commandez en e-book le livre de Thomas d’Asembourg sur la communication non-violente, cela risque bien de changer votre vie, votre vie de couple, votre vie sociale. Ce qui serait un sacré gain par rapport à “avant”.

Le confinement peut être le bon moment pour se (re)parler, faire le point, de son couple, de sa vie professionnelle, de ses projets seul.e et ensemble. C’est un des atouts des moments de crise : on se reconnecte à l’essentiel.

Mais si vous avez la chance de roucouler en couple et d’adorer vos proches, nourrissez cet amour : c’est le moment ou jamais de resserrer les liens, de se parler, de se câliner, de se faire rire, de jouer. Non, on ne sait pas de quoi demain sera fait. Mais c’était déjà le cas avant la crise…

Dans tous les cas, créez au maximum un esprit d’équipe. Rappelez-vous, et expliquez aux autres, que vous êtes en commun, ensemble, pour vous protéger et protéger les autres. C’est un moment qui doit être solidaire, et il faut l’expliquer aux autres. Dire ce dont on a besoin, et le demander aux autres. Faire des activités tous ensemble ou en équipe. Ressortez les photos des bons souvenirs, les vidéos des vacances, pour vous rappeler pourquoi vous êtes une famille.

Et si deux semaines (ou deux mois) en confinement vous donne envie de divorcer, dites-vous que c’est une bonne chose de le constater maintenant : qu’est-ce que ça aurait été à la retraite !

Mettez en place des routines

Il est tout à fait normal, au début du confinement, d’être déboussolé.e : on perd ses habitudes, surtout pour ceux et celles qui travaillaient “en dehors”. On peut avoir envie de se coucher tard, de rester le nez collé aux informations. C’est tout à fait normal, il faut un temps d’adaptation.

Les témoignages des “anciens” (!), confinés depuis des semaines en Chine ou en Italie, disent qu’il leur a souvent fallu quelques jours pour trouver un rythme. Planifiez votre quotidien : séances de sport, de lecture, de jeu, de ménage, de discussion, de cuisine, de visionnages de films…

Personnellement j’ai pris par exemple le parti au réveil de prendre un “cafe con leche” sur ma terrasse (il fait encore trop frais à València, en Espagne, où je vis, pour que je puisse m’installer sur le balcon), puis de faire le ménage, en commençant par la litière et le ravitaillement de mes trois chats. Puis je fais mon lit (et oui, même si personne ne le verra, moi je le verrai), je range, passe l’aspirateur. Puis une douche, coiffure et maquillage, manucure et pédicure. Je me fais belle, car je sors sur mon balcon, je fais des visioconférences, je sors pour mes courses… Parce que je vis.

Cela me permet de vivre dans un endroit propre et de me sentir vivante, prête à travailler sur mes projets, comme si j’allais sortir. 

Je réfléchis à mes repas. Nos seules sorties autorisés sont celles nécessaires, notamment pour se ravitailler. Je liste donc ce dont j’ai besoin, en en profitant pour réfléchir à des recettes nouvelles.

Et quand on ne sort pas, qu’on manque de lumière du jour, on trouve plus difficilement le sommeil. Donc sortez le plus possible dans votre jardin, si vous avez la chance d’en avoir un. Sinon installez-vous pour travailler ou lire au bord de votre fenêtre, en ayant la possibilité de voir dehors. 

Si le confinement doit durer (et il dépassera très certainement les deux semaines annoncées en France), l’un des objectifs est de maîtriser le temps. En faire un allié (“J’ai le temps de faire plein de choses que j’avais envie de faire sans pouvoir le faire”) plutôt que de le laisser filer, comme si la vie s’arrêtait. Comme s’il avait moins de valeur…

Non, chaque minute compte. Et si en plus ces minutes, ces heures, ces jours, vous en contrôlez l’agenda (et plus votre patron), vous pouvez véritablement transformer ces moments en jours précieux. De repos, de liberté, de création, d’apprentissage, de rigolade en famille, de coups de fils pour se raconter des blagues entre amis.

Pour les parents

Très vite, des idées ont fusé sur les réseaux pour faire face à la présence continue des enfants, organiser l’école à domicile et gérer le manque de sorties et de contacts avec leurs amis.

De bons conseils dans cet article :

Des chartes pour réguler le quotidien des familles confinées

Comment faire pour que tout le monde s’entende sur le long terme? Des parents ont mis en place une liste de «droits et devoirs» pour chacun, à la maison. Y compris pour les grands!

Comment éviter la crise de nerfs alors que le petit dernier a réveillé tout le monde à 6 heures, l’aîné terminé le pot de Nutella, la mère oublié son gratin dans le four… et que le père monopolise le réseau Wi-Fi pour ses visioconférences tandis que le chien va de l’un à l’autre pour réclamer une sortie? Trois jours que toute la famille est confinée et déjà on s’arrache les cheveux. Pour organiser au mieux le quotidien pendant ces semaines éprouvantes, certains parents ont rédigé, avec leurs enfants, une charte du confinement. Afin que chacun y trouve son compte.

Chez la militante féministe Caroline De Haas, la charte, aux couleurs de l’arc-en-ciel, est aimantée sur le frigo. «Il y avait deux enjeux, occuper les enfants et trouver ensemble des règles pour que ça se passe bien, explique cette mère d’une fille de 6 ans et d’un garçon de 9 ans. Quand on est enfermé pendant longtemps, il y a un risque non négligeable qu’on se crie dessus. Une telle charte, c’est un outil de prévention des violences. D’ailleurs, dès que la tension monte à la maison, mes enfants me rappellent: “Maman, la charte! ” Cet “outil d’activités familiales”, poursuit-elle, permet aussi de faire respecter des règles, qui dans la vraie vie, ne le sont pas toujours.» «Par exemple, désormais, ils débarrassent la table, car ils ont signé, décrit-elle. Une signature, pour des petits, ce n’est pas rien…»

«Il est interdit de réveiller les parents avant 8 heures», stipule le point 1. «Il est interdit d’éteindre la lumière des enfants avant 21 heures», ont obtenu ces derniers en retour. Car élaborer la charte «les a poussés à réfléchir, à exprimer des revendications», se félicite la fondatrice d’Osez le féminisme. «Les enfants sont responsables du couvert et du débarrassage, poursuit le texte. Rangement de chambre obligatoire 10 minutes par jour. Chaque enfant a droit à un caprice (pas trop gros) par jour. Chaque parent a le droit de s’énerver une seule fois dans la semaine. Ils doivent s’excuser après.» Premier bilan? «On a tenu 7 points sur les 9, indique-t-elle. Le réveil des parents (- 1 h) et le temps d’écran (+ 50%) n’ont pas tenu. On a accepté de compter les caprices en demi-caprices, donc c’est passé.»

Partagé sur les réseaux sociaux, le texte de Caroline De Haas en a inspiré beaucoup d’autres. «Il a même été repris sur des réseaux d’institutrices et de mamans cathos», rigole-t-elle. Heure de lever, répartition des activités scolaires et des loisirs, partage des tâches ménagères, limitation du temps d’écran, silence pendant que les parents télétravaillent… les «droits et devoirs» établis par ces familles ont beaucoup de points communs.

Avec des négociations parfois serrées: chez Stéphanie et Jean, la cadette a obtenu de ne pas travailler le mercredi, puisque ce jour-là, «elle n’a que gym». Désormais, son «sport» sera de promener le chien… Christine et Philippe n’ont exigé qu’une chose de leurs grands enfants: que tout le monde, pour une fois, prenne ses repas ensemble, et sans critiquer le menu. Le plus dur à faire respecter? Le temps d’écran. «Privés de leurs copains, avides de nouvelles, nos deux adolescents n’éteignent pas leurs portables avant minuit, se désole Emmanuel. Avec la télé, les devoirs sur l’ordinateur, les jeux vidéo, ça fait beaucoup trop. Mais on ne peut pas leur confisquer leur smartphone puisque c’est comme ça qu’ils reçoivent leurs cours… On est donc en train de cogiter, en famille, sur des activités conviviales qui plairaient à tous. Et de créer une boîte à idées spéciale “gestion de crise”». Bien sûr, les chartes n’oublient pas de rappeler les consignes sanitaires: «lavage des mains régulier», «ne pas parler trop près des autres».

Dans cette petite maison du Val-de-Marne, où cohabitent deux adultes en télétravail et 3 enfants de 8, 11 et 14 ans, «on s’est dit, dès l’annonce du confinement, que ça allait être assez chaud, raconte Pierre, graphiste. J’ai proposé de rédiger une charte de bonne conduite. Sans imposer quelque chose, mais en faisa
nt en sorte que les enfants soient corédacteurs, car ils ont tous un tempérament assez différent. Eux s’imaginaient déjà en vacances! Le lever à 8 heures et les dents lavées à 9 heures, c’était rentré dans les mœurs, mais on sentait que si on ne l’écrivait pas, ça pouvait vite dégénérer. Il fallait réaffirmer les fondamentaux, avec souplesse, car on n’est pas en dictature non plus». Quant aux enfants, ils ont proposé des addenda.

«Consommer l’eau, l’électricité et l’alimentation avec modération», a réclamé l’aînée. «J’aimerais bien que chacun fasse attention à la propreté de la salle de bains et des WC», a demandé la seconde. «Et que chaque jour, chacun rende service à quelqu’un», a suggéré le cadet, louveteau. «Parfois, cela contredit les recommandations des enseignants, rapporte Pierre. Le prof de maths a dit à sa classe de 6e de s’organiser comme ils le voudraient, mais ici, on n’est pas en autogestion!»

Aucun coup de canif, pour l’instant, dans le contrat, «même s’il faut être hyperprésent pour faire respecter tout ça». Mais Pierre et son épouse ont pensé à des sanctions. «La variable d’ajustement, ce peut être le temps d’écran – qui a été élargi par rapport à l’année scolaire: 1 h 30 par jour, estime-t-il. Vu l’état de la maison, je crois que je vais hypothéquer le temps d’écran au profit du temps de rangement des chambres.» Chez Lætitia, mère de quatre enfants, le rangement laisse aussi à désirer. «Si vous voyiez le salon, la chambre des enfants ! soupire-t-elle. Il faut cependant prendre de la hauteur: la priorité, ce n’est pas de respecter la charte à la lettre, mais que toute la famille aille bien.»

Lever 8 heures. Devoirs de 9 heures à midi. Temps calme après le déjeuner. Tant bien que mal, les parents essaient de faire ressembler ces journées particulières à «la vie de tous les jours». Pour compléter les chartes de confinement, certains ont prévu des programmes de journée type, voire des plannings pour une semaine. Chez la secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa, mère de deux filles, le petit-déjeuner est à 8 h 30. Puis on s’habille, car «pas de journée en pyjama». De 10 heures à midi, c’est l’«école à la maison».

Tandis que l’après-midi est consacrée à la musique, aux arts plastiques et à la lecture. Elle partage aussi celui, «beaucoup plus sérieux», dit-elle, de sa sœur Carla Schiappa-Burdet, directrice d’école, à la tête d’une famille recomposée. Ici on commence la journée par anglais, puis maths, une récré d’une demi-heure, puis français. Après le «moment calme ou lecture libre», on reprend avec «poésie ou musique: une œuvre par jour». Enfin c’est histoire-géo, sciences, débats, puis bricolage et jeux de société… «Pas la peine non plus de faire la classe de 8 heures à 18 heures tous les jours, vous allez tous vous épuiser, rassure-t-elle sur son blog. Si vous faites 4 heures de travail effectif réparties en 2 heures le matin et 2 heures l’après-midi, c’est déjà bien.»

Films, livres et documentaires «profitables»

Myriam, professeur de français dans le Val-de-Marne, nous donne sa sélection pour les collégiens:

Pour les 6e : Le Monde de Narnia de C. S. Lewis, La Gloire de mon père de Pagnol, n’importe quel récit mythologique (Gilgamesh, L’Iliade).

Pour les 5e : L’Île au trésor de Stevenson, Arsène Lupin de Leblanc, Vipère au poing de Bazin.

Pour les 4e : n’importe quelle œuvre de Molière, L’Enfant de VallèsContes et nouvelles de Maupassant.

Pour les 3e : Le Silence de la mer de Vercors, L’Écume des jours de Vian, La Planète des singes de Boulle.

Pour les lycéens, voici la liste des livres «profitables» selon Romaric, professeur de français au lycée à Asnières (Hauts-de-Seine):

– Les Diaboliques d’Aurevilly

 Le Lys dans la vallée et La Peau de chagrin de Balzac.

Fadi Kassem, professeur d’histoire au lycée et en classes préparatoires, propose ces documentaires et téléfilms aux lycéens – tous disponibles en intégralité sur internet :

– Jean Moulin d’Yves Boisset, avec Charles Berling

 Blum/Pétain, duel sous l’Occupation

– 1919-1939: la drôle de paix.

UPDATE : À partir du 23 mars, du lundi au vendredi et de 9 h à 16 h 50, France 4 va diffuser des cours donnés par des professeurs de l’Éducation Nationale. Tous les niveaux sont concernés. En dehors de ces créneaux, la programmation de la chaîne de la TNT mêlera des contenus à vocation scolaire et d’autres plus divertissants.

Prenez du temps pour vous

La promiscuité avec les autres peut être difficile, quand on est colocataires et/ou avec des enfants turbulents.

Si vous avez plusieurs pièces, prenez des moments où vous vous isolez, mettez de la musique, allongez-vous pour lire un livre, regarder un film, faire du yoga ou de la méditation. Et si malheureusement vous vivez à plusieurs dans une seule pièce, vous pouvez quand même mettre un casque pour vous isoler du bruit, pour vous centrez sur vous même.

La musique a un pouvoir énorme sur l’humeur, écoutez ce que vous aimez, des musiques gaies et entrainantes. Mettez un masque sur vos yeux et allongez-vous dans le canapé pour faire de longues respirations profondes, pour dormir, pendant que l’autre ou les autres sont à table pour jouer ou discuter, lire ou fabriquer un objet.

Peignez, chantez, jouez d’un instrument de musique, apprenez une langue, repeignez la chambre du petit dernier… (en ouvrant les fenêtres bien sûr).

Il y a tant de choses à faire.

Et si vous tournez en rond sans travail, profitez de cette occasion pour réfléchir au pourquoi de cet ennui, pourquoi ce travail prend tant de place dans votre vie… au point que vous ne sachiez rien faire d’autre d’intéressant…

Ne vous mettez pas trop la pression !

Certains auront envie, parce qu’ils.elles aiment être en contrôle, de vouloir compenser le manque de maîtrise sur la situation par un excès de maîtrise de leur quotidien, leur travail – et leur famille. Lever à 6 heures pile pour les enfants parce que c’était leur quotidien, ou sport à outrance pour compenser une hypothétique prise de kilos avant l’été…

Soyez quand même cool, vous vivez une situation spéciale, stressante pour beaucoup. Donc relativisez l’importance de votre travail (le compte-rendu de la réunion d’avant-hier peut maintenant attendre…) et privilégiez le bonheur, le bien-être, la santé, l’amour et les autres.

Et puis surtout, ne vous fustigez pas si vous n’avez envie de ne rien faire. Ne culpabilisez pas parce le ménage n’est pas aussi parfait qu’avant. On n’est absolument pas obligé de remplir ses journées de contraintes minutées. Si vous en avez la possibilité, déconnectez, posez vous à la fenêtre et réfléchissez, regardez. Le monde est toujours là. 

Dansez, chantez, riez

Faites tout ce qu’il faut pour garder le moral aussi haut que possible. Les blagues fusent sur le web sur le confinement, il y a des trésors d’humour, de bonnes idées, et des moments de solidarité qui réchauffent le coeur. Allez sur les réseaux et échangez des posts positifs.

Mettez de la musique entraînante et chantez, dansez, seul.e ou en famille, entre colocataires, c’est bon pour le moral !

Sur Twitter, cherchez les bonnes blagues et diffusez-les auprès de vos contacts !

Regardez des films drôles : vous avez accès à de nombreuses plateformes gratuites et payantes, n’hésitez pas à investir pendant ces quelques semaines dans des abonnements tels que celui à 7,99€ sur Netflix. Sachez que Canal+ est en clair sur toutes les box Internet, et toutes les chaînes gratuites et en clair pour tous les abonnés Canal+. Chaque jour de nouveaux contenus sont mis gratuitement en ligne, je vais essayer de les recenser sur la page Facebook.

Pensez à tout ce que vous pouvez faire (et pas à ce que vous ne pouvez pas faire)

Quotidiennement, nombreux sont ceux.celles qui sont préoccupé.e.s par ce qui leur manque ou par la peur du manque. Lorsque notre attention est régulièrement centrée sur les manques, surtout quand nous nous sentons, à tort ou à raison, impuissant.e à y faire quelque chose, la réponse de stress ne peut manquer de se faire dans notre organisme. C’est bien connu, nous devenons ce à quoi nous accordons notre attention de façon consistante.

C’est pour cela qu’il faut concentrer votre attention sur tout ce que vous pouvez faire :

  • Des loisirs créatifs, comme la peinture, l’écriture, la couture… Fabriquez des masques pour les soignants… et pour vous ! (plusieurs, car il faut en changer souvent, ET toujours se laver les mains, et ne pas se toucher le visage)
  • Améliorez votre environnement : ménage, rangement, tri, bricolage, repassage, décoration… 
  • Dévorez la télévision : regardez des films, des séries (il y a de quoi remplir toute une vie avec ce qui est disponible sur les plateformes
  • Plein de sport ! Achetez une corde à sauter, vous en trouverez dans le rayons sport des supermarchés. Regardez les cours gratuits de yoga ou de zumba sur Youtube, fabriquez et soulevez des poids… Soyez créatifs, tout est possible !
  • Appelez TOUS vos proches, prenez des nouvelles, partager les bonnes idées pour vous occuper ou occuper vos enfants, vous avez l’immense chance en France d’avoir Internet, et le téléphone (et les appels vidéos) à faibles coûts…
  • Lancez votre blog, votre site internet, tenez un journal de votre confinement, et notez les bonnes idées
  • Allez discuter sur les forums d’entraide si vous êtes isolé.e, ça va bien vous occuper le temps
  • Si vous êtes éloigné.e de l’être aimé.e, faites du sexe… par téléphone ! Et lancez-vous dans l’écriture d’une lettre d’amour, ou fabriquez-lui.elle un beau cadeau…

Analysez vos émotions

Qu’est-ce que cette situation, et le nouveau quotidien que cela génère pour vous, génère comme émotions ? Que ressentez-vous ? De la peur ? Est-ce pour votre santé ? Pour vos moyens financiers ? Pour votre parents âgés ? Pour votre avenir professionnel, pour celui de l’humanité ?

Notez vos peurs noir sur blanc, et allez chercher des réponses pour y faire face autour de vous, auprès de professionnels, et en ligne, sur des médias professionnels et sérieux.

Par exemple, votre peur pour votre santé est justifiée. C’est elle qui vous permet aussi de comprendre le danger potentiel et de vous protéger. Renseignez-vous sur le virus, son mode de contamination, et vous comprendrez comment vous pouvez facilement vous mettre hors de danger si vous respectez le confinement et les mesures sanitaires. 

Est-ce de la solitude, ou au contraire, un environnement familial pesant ? Notez ce qui vous gêne, et réfléchissez à des solutions : se partager les pièces si les autres membres de la famille vous dérangent trop, ou au contraire appelez des amis, discuter en ligne, regardez à la fenêtre, et se connecter avec ses voisins. Vous pouvez très bien discuter avec un voisin de palier en restant très à distance – chacun à sa porte par exemple, assis sur une chaise, apportez le café ou le vin blanc et trinquez à distance ! Ne pas approcher les autres ne signifie pas rompre le contact : vous pouvez parfaitement parler de balcon à balcon, d’étage à étage…

Parlez de vos émotions, de vos ressentis et de vos besoins, ne les gardez pas pour vous : dites à vos enfants que vous êtes fatigué.e, à votre compagnon.gne que vous voulez être seul.e ou au contraire, que vous avez envie de faire un câlin… Si vous avez peur, dites-le à vos proches, et laissez-les vous réconforter. S’ils ont peur eux aussi, demandez à d’autres personnes de vous remonter le moral, de vous rassurer. La seule présence d’aide potentielle peut généralement suffire à vous rendre compte que vous n’êtes pas à l’abandon. 

Analyser ses émotions permet déjà, tout de suite, de les mettre “à distance”, de se rendre compte que ce ne sont que des émotions, c’est à dire quelque chose que vous fabriquez vous-même, dans votre cerveau, indépendamment du monde qui vous entoure. Bonne nouvelle : cela veut dire que vous en êtes l’auteur, et que donc vous les contrôlez. Ne vous laissez pas submerger, agissez vite. Mais acceptez qu’il est normal de ressentir de la peur, de la solitude ou de la frustration dans cette période. Il faut par contre combattre ces émotions pour qu’elles prennent le moins de place possible dans votre vie.

Communiquez, parlez, échangez !

Grâce aux applis, les astuces se multiplient pour lutter contre la solitude pendant le confinement.

En période de confinement, les astuces se multiplient pour lutter contre la solitude. Donner des nouvelles, prendre l’apéro, dîner, regarder un film… Même loin de vos amis, tout ça reste possible grâce aux applications de visioconférence.

Vous pouvez programmer un “Apéro Skype”, sur des applications comme Skype, WhatsApp ou Room.

Vous pouvez regarder un film avec vos amis grâce à Netflix Party, une extension Chrome qui en plus offre un chat pour échanger sur le film ou l’épisode de votre série fétiche.

Fixez-vous un objectif par jour

Par exemple : lundi, je lave tout, et mardi je repasse tout. Ou j’appelle 3 personnes tous les soirs entre 18h et 19h. Ou j’écris un article par jour (ça, c’est pour moi !).

Vous pouvez même envisager un grand projet pour la semaine : construire un meuble, désherber et nettoyer le jardin, réparer un objet…

Le futur existe

Notre confinement est une lutte active et volontaire contre une pandémie qui menace tout le monde, riches et pauvres, vieux et jeunes, tous les humains dans – à ce jour – 178 pays.

Oui, votre entreprise a fermé ses portes. Oui, vous ne pouvez plus travaillez chez vos clients. Oui, vous travaillez à domicile, et vos enfants vous perturbent. Oui, le concert de votre artiste favori a été annulé, et vous aviez prévu des vacances… Tout cela n’est que reporté si tout le monde fait son maximum pour stopper la propagation du virus. 

N’arrêtez pas de faire des projets, y compris des projets différents en cas de besoin d’adaptation de votre activité, de votre vie, et de la société pendant et après cette crise sanitaire.

N’oubliez pas que vous avez un outil fabuleux pour faire beaucoup de choses, c’est Internet. Allez sur des forums pour poser des questions sur tout ce qui vous pose souci, problèmes ou interrogations. Faites en sorte de vous sécuriser pour le présent (réserves alimentaires, congés payés ou arrêt maladie, demande au Fonds de Solidarité pour les indépendants). Prenez le temps de vous renseigner sur tout ce dont vous pouvez profiter pour faire face au jour prochain. Le reste, c’est votre futur ! N’oubliez pas que des gens sont à l’hôpital, en situation de détresse. Que vous soyez atteint du coronavirus ou non, si vous n’y êtes pas, vous avez une immense chance : la vie, et le temps d’en profiter. 

Vous travaillez, grâce à cette crise, une compétence essentielle, celle qui a permis à l’humain de la préhistoire de devenir l’homo sapiens que nous sommes : votre capacité d’adaptation. Chaque jour va vous permettre de vous adapter à cette situation nouvelle. Avez-vous remarqué le nombre d’idées nées en seulement quelques jours de confinement ? Qui est arrivé d’un seul coup ? Au fur et à mesure que le temps va passer, vous allez vous habituer… et améliorer votre quotidien. 

N’oubliez pas aussi qu’il faut du temps aux autorités et aux institutions de s’adapter.

Soyez patient.e.s et ne fusillez pas le futur.

Enfin, dites-vous que plus vous respecterez les mesures de confinement, plus vite vous retrouverez le plaisir d’aller boire un verre en terrasse ou de vous balader sur la plage…

Pensez à tous ces bonheurs du quotidien vus comme acquis, et que vous allez apprécier à nouveau avec un tout autre plaisir !

  • Plein de réponses pratiques pour les Français sur les modalités du confinement : “Nos réponses à vos questions sur le confinement en France : sorties, livraison à domicile, port du masque, déménagements”
  • Également sur Twitter, France Info répond à vos questions sous le hashtag #OnVousRépond
  • SOS Dépression : 01 40 47 95 95. Numéro national joignable 24h/24
  • Association France Dépression : 01 40 61 05 66. Permanences tous les après-midis de la semaine de 14 H 00 à 17 H 00 (sauf le week-end, jours fériés et certains mercredis)
  • SOS Psychiatrie : 01 47 07 24 24
  • SOS Suicide Phénix : 01 40 44 46 45. Numéro national joignable 24h/24, plusieurs antennes en France
  • Suicide Écoute : 01 45 39 40 00. Numéro national joignable 24h/24
  • Phare Enfants-Parents : 01 43 46 00 62. Association qui a pour mission de prévenir le mal-être et le suicide des jeunes. Espace d’accueil et d’écoute (gratuit) pour les parents et les enfants en souffrance. Soutien également aux parents endeuillés par suicide. 

Sources (entre autres):

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/03/19/comme-dans-le-film-un-jour-sans-fin-confines-depuis-des-semaines-deja-ils-racontent-le-delitement-du-temps_6033681_3224.html

https://www.lefigaro.fr/sciences/le-confinement-une-epreuve-psychique-a-ne-pas-sous-estimer-20200317

https://www.lefigaro.fr/sciences/tensions-divorces-inegalites-comment-survivre-au-confinement-en-couple-20200318

https://oserchanger.com/blogue_2/2019/11/24/gratitude-contre-le-stress/

https://www.brut.media/fr/health/5-conseils-pour-garder-le-moral-pendant-le-confinement-3ac94d1f-4d10-450d-bb9a-325ec737a543

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Sophilosophy Barbarella

Créatrice de contenus en ligne, je suis également conseil et coach en psychologie positive sur deux thématiques : les personnes surdouées et multipotentielles, et l'éco-anxiété et la solastalgie. Diplômée en journalisme et en psychosociologie, je suis passionnée par le développement durable, le développement professionnel et personnel, et le monde de demain. Retrouvez-moi sur : maviemagique.com, thejobrevolution.com, demainlenouveaumonde.com, lamajestedeselephants.com, et sur les réseaux sociaux.

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