Les bases de la #résilience : le sac de survie (de fille !)

Après avoir commencé à poser les bases de réflexion sur sa propre résilience, on peut commencer à rentrer dans le vif du sujet. Ce qui ne va pas m’empêcher de continuer à réfléchir en plus grand angle, car c’est le but premier de ce blog.

Mais l’autre but c’est aussi de vous aider, concrètement, à vous préparer.

Il y a beaucoup d’excellents contenus sur les aspects pratiques de la survie, de la résilience. J’ai donc surtout envie de vous les transmettre. Mais j’ai moi aussi des idées, des visions, et des pratiques différentes, donc je vais apporter ma petite pierre.

Commencer son entrée en résilience, ça passe pour moi par penser d’abord à ce qui est le plus urgent, le plus concret, mais aussi le plus simple : le sac de survie.

Faire face au plus urgent

On peut en effet se retrouver face à de très nombreux scénarios de crise. Et ont peut avoir plusieurs années pour réagir. Ou beaucoup, beaucoup moins…

Un effondrement d’un système de ravitaillement alimentaire, par exemple, peut se produire en quelques heures, et provoquer assez rapidement (deux à trois jours) une pénurie de biens alimentaires dans les magasins. Mais cela vous laisse quelques heures pour réagir, et faire des stocks. Cela sonne vraiment “survivaliste”, mais c’est en fait du bon sens.

Les services de sécurité civile du monde entier préconisent de préparer un kit d’urgence par personne dans chaque foyer.

Résilience Urbaine

Et oui, même le gouvernement français, de manière très officielle, conseille d’avoir chez soi un kit de survie.

Car les crises peuvent aussi se produire au quotidien, dans la vie de tout à chacun, indépendamment de la crise climatique ou de celles des ressources. Une catastrophe industrielle, une inondation, une crise ponctuelle, un incident domestique…

Un incendie, par exemple. Votre maison prend feu, que ce soit à cause d’un grand incendie dû au réchauffement climatique, ou parce que vous avez laissé une bougie allumée sans surveillance, et que le chat l’a fait tomber par accident.

Dans cet exemple, vous disposez de quelques minutes pour agir. Pour essayer de contraindre l’incendie : cela implique d’avoir des extincteurs en état de marche à chaque étage, mais aussi des serviettes que vous pouvez rapidement tremper dans l’eau et jeter sur les départs de feu. C’est avoir prévu la crise, et avoir prévu des scénarios de combat, de sortie de crise, en conséquence.

Mais parfois, vous devrez fuir aussi vite que possible. C’est le pire scénario de crise que celui de devoir quitter (voire abandonner) précipitamment son logement, et ce qu’il contient. Il signifie qu’il y a une réelle urgence, un vrai danger de vie ou de mort. C’est celui qui peut-être le plus difficile à encaisser si vous n’êtes pas prêt.e.

Mais c’est donc aussi le plus important à préparer, parce qu’il peut être un “game changer”. Et il ne constitue pas seulement en la préparation d’un sac, mais de plein d’autres choses, à faire dès maintenant. 

Penser à l’essentiel

L’idée de base, c’est de pouvoir fuir rapidement, en prévoyant tous les scénarios. De quelques minutes à deux ou trois heures, mais pas plus.

Et on peut combiner le sac de survie, des caisses et des valises, le chargement d’un coffre ou d’une caravane. Mais on doit avoir le principal, l’essentiel sur soi, pour éventuellement fuir à pied. D’où l’idée d’avoir chez soi, toujours prêt proche des issues de sortie, un sac à dos rempli des éléments essentiels pour survivre partout pendant plusieurs jours. C’est à dire, en gros, des outils et des fournitures pour survivre, de l’eau et de la nourriture (et de quoi en transporter sur votre chemin).

Le sac d’évacuation idéal, c’est un sac de 30 à 50 litres, en fonction de votre capacité de portage. Il ne faut pas concevoir un sac de survie importable. Pour les enfants, un sac à dos aussi, mais qui ne contiendra pas tout le nécessaire, on en parlera plus tard.

Sac nordique – bushcraft outdoor survival

Un sac par personne, de bonne qualité, avec différentes poches, et qui ne fait pas mal au dos. Je préfère les modèles “valises” que ceux qui se chargent par le haut, parce qu’aller chercher ses chaussettes de rechange tout au fond en fin de journée, c’est pas le plus fun.

Pensez aussi à prendre un modèle avec ceinture abdominale, question confort cela fait toute la différence. Quand à la couleur… j’ai un grand sac “de chasseur” version camouflage, et un sac de couleur vive, de loisir “outdoor”, plus adapté si les secours doivent vous trouver. La signalisation, c’est un aspect important de la survie.

J’ai une préférence pour le second parce qu’il est justement “valise”, s’ouvrant complètement une fois posé. Mais le premier est plus discret : il attire donc moins l’oeil…

Choisir son sac :

Quel «sac» de survie vous convient ?

Il existe des sacs de survie tout prêts, avec tout le matériel qui servira à une famille, un petit groupe, et que vous pouvez acheter en un exemplaire.

Sac de survie/évacuation pour 72 h pour une personne BOB

Mais le mieux, c’est de le faire vous-même, cela vous reviendra moins cher (surtout si vous avez déjà des éléments chez vous) et il sera plus adapté à votre propre cas.

Un sac de survie… ou plusieurs

Et surtout, vous pouvez constituer différents sacs : un pour une seule journée, un autre pour plusieurs jours, avec de quoi cuisiner et installer un campement. Et un autre (complémentaire) dans votre voiture.

Le sac de campement pourra être transporté par un membre du groupe, pendant que d’autres porteront les vêtements, la nourriture, les ustensiles de cuisine et les médicaments… Mais le mieux est de répartir son contenu, pour ne pas tout perdre en cas de chute, de perte ou de vol. 

Pour certains éléments, il sera par contre utile de multiplier les exemplaires, surtout pour tout ce qui est très petit ET très utile. Couteaux suisses, briquets, pinces à épiler, mousquetons, sacs zip, etc.

De même, vous pouvez en prévoir deux sacs à dos pour vous :  un grand à mettre sur le dos, et un petit, qu’on peut mettre devant, avec le plus utile pour tout de suite : téléphone, argent, clés et papiers d’identité, lunettes, mouchoirs, gants, tout ce qui va servir potentiellement dans les prochaines heures, et qui doivent être facilement accessibles. Le sac à main en version portable, quoi. Une banane à la ceinture en plus ou à la place, un sac en bandoulière peuvent aussi faire l’affaire.

Sur le dos, on met ce qui sert à “se poser le soir” : couchage, nourriture et cuisine, vêtements. On ne devrait pas avoir à le retirer à tout bout de champ pour prendre quelque chose.

Il faut vraiment faire attention au poids. En règle générale, vos sacs ne doivent pas dépasser le quart de votre poids corporel. J’ai un pèse bagages qui me permet de vérifier ce que je prends au total.

Quoi mettre dedans ?

C’est là le plus important.

La base c’est : se nourrir, s’hydrater, se protéger pendant deux à trois jours. L’idéal étant d’avoir de quoi tenir si la situation de crise dure plus longtemps.

Le contenu va varier selon si vous êtes seul.e ou en groupe déjà composé, et qui va le rester (en groupe), si vous avez des enfants avec vous ou non, si vous vivez dans des climats froids ou chauds… Mais il y a des choses fondamentales qui vous serviront à vous débrouiller pendant quelques jours, le temps de rejoindre un abri, et de trouver plus d’équipements (et de confort).

D’abord, vous ne saurez pas forcément où vous arriverez pour la nuit, ou quelles ressources vous aurez pour les prochains jours. Multipliez les hypothèses et les outils, fournitures pour essayer de faire face aux différents scénarios.

Le couchage

J’ai déjà dans mon grand sac deux hamacs tout simples, un de deux personnes pour moi (pour pouvoir m’enrouler dedans) et un d’une personne pour pouvoir y mettre mes sacs, mes affaires. Car la tente c’est bien, mais si vous vous retrouvez à dormir sur des cailloux, ce n’est pas l’idéal. C’est le meilleur rapport taille/poids/confort.

Un tout petit prix pour ce basique qui peut vous permettre de passer une nuit plus douce

J’ai aussi dans mon sac un sac de couchage de survie et une bâche fine, que je peux utiliser pour construire un abri de fortune.

J’ajoute aussi à côté du sac une tente “pop-up” toute simple, et mon tapis de yoga roulé dans son sac. C’est plus imposant mais c’est léger, on peut tout accrocher au sac à dos, ou les porter à la main, ou les attacher à son vélo. Qui peut d’ailleurs faire partie du scénario de fuite. Mais ce sont des options supplémentaires si je peux transporter un peu plus.

J’ai deux combi-shorts très légers pour dormir, roulés en boule, qui peuvent servir le jour ou la nuit. Un petit oreiller gonflable, une boîte de boules Quiès et deux masques de sommeil, pour pouvoir dormir même au bord d’une autoroute – voire dans ma voiture, ou en plein jour, si la nuit n’a pas été de tout repos.

La version la plus légère, c’est hamac 1 place + bâche + sac de couchage de survie (que j’utilise dans le hamac). La tente et le tapis, c’est l’option “sol”, si je ne peux pas avoir d’arbres autour de moi. Cela fait pas mal de choses en plus, mais pour moi bien dormir pour survivre, c’est important. Quitte à prendre moins à manger…

Si je devais racheter tout ça, je prendrais un hamac avec moustiquaire intégrée, et un poncho militaire qui sert aussi de tente.

L’éclairage

Comme pour tout, pensez à multiplier les options. Une petite lampe de poche à piles ou à manivelle, à poser ou suspendre, une lampe torche, plusieurs briquets, des allumettes et un allume-feu. La lampe de camping n’est pas lourde mais déjà plus grosse. A prévoir à côté du sac, dans sa voiture en tout cas.

J’ai aussi une lampe frontale, à mettre… sur le front évidemment, si vous devez crapahuter de nuit. Ou juste pouvoir vous poser, cuisiner ou lire sans avoir à tenir une lampe.

Pour tout ce qui est électrique, pensez à la fois à prendre des piles supplémentaires ET des batteries externes.

Il en existe des solaires, plus gros à emporter mais qui peuvent aider. Bon, il vaut mieux vivre dans un endroit très ensoleillé, parce qu’ils mettent des heures à se recharger…

Prenez un chargeur classique avec de multiples sorties USB pour connecter tous les câbles dont vous avez besoin… câbles que vous prendrez en deux exemplaires. C’est tout petit et ce serait bête de ne plus pouvoir charger son smartphone si vous en perdez un…

La santé et l’hygiène

Dans un autre sac zip, préparez des pansements, bandages, bandes de gaze, crèmes cicatrisantes et désinfectants, ainsi qu’une réserve de médicaments et de fournitures médicales pour deux semaines. Pensez maux de dents, diarrhées, ampoules, bleus et coupures… Je retire les comprimés des boîtes et je mets tout dans des sachets étiquetés, ça prend moins de place.

Et dans une pochette, prenez vos ordonnances et vos documents médicaux. Pensez à avoir un double de vos lunettes…

J’ai pour l’hygiène deux brosses à dents et des échantillons de dentifrice, ainsi que des petites bouteilles de gel douche et shampoing, un mini-déo à bille et un mini-shampoing sec en spray. Un petit tube de crème hydratante, un autre de crème solaire, et un spray anti-moustiques. Suffisamment pour une semaine, parce que si je passe mes journées dans la nature, je devrais sans doute me laver souvent.

J’ai aussi des lingettes et surtout des microfibres de différentes tailles, dont une grande comme un drap de bain, mais très fine et donc très légère. L’avantage par rapport à des serviettes de bain classiques : ça sèche vite, et ça sert à tout.

La grande serviette est vert fluo, je peux aussi l’étaler par terre ou en recouvrir mon sac à dos pour être repérable.

Le sexe

Vous vous demandez sans doute pourquoi je parle de ça… mais pourtant, en cas de crise, il faut penser aussi à ce dont on a besoin en tant que femme. Car se retrouver en périodes de règles, enceinte ou proche de l’accouchement, ça peut changer la donne…

J’ai avec moi un coupe menstruelle, mais aussi des tampons et des protège-slips (les serviettes menstruelles prennent trop de place). J’ai des médicaments contre les crampes et les douleurs, parce que si vous êtes femme, vous savez que des douleurs peuvent arriver à un stade où vous ne pourrez plus guère avancer. Il faudra donc tout faire pour éviter les douleurs invalidantes en s’automédicant : on est situation de crise, donc même si vous préférez les solutions naturelles et le repos…

J’ai aussi des préservatifs, même célibataire, car on ne sait jamais. Et je ne parle pas seulement de rencontrer le grand amour. Les capotes, ça peut servir à plein de choses sur un camp de survie, comme enflammer un feu de camp ou servir de gant d’appoint pour soigner une blessure. Et ça peut aussi permettre d’éviter une contamination aux MST si vous vous retrouvez à devoir avoir des rapports forcés. Oui, c’est pas cool. Mais on se sait pas ce que l’avenir réserve en cas de crise…

Les documents administratifs

Gardez toujours près de votre porte vos documents officiels en version papier : carte d’identité, passeport… mais aussi une copie scannée sur une clé USB ou un petit disque dur. Et une autre encore, sur un espace de sauvegarde en Cloud, accessible via Internet.

Il faut toujours avoir une version imprimée et une autre numérique de tout ce qui est important : vos documents d’identité, mais aussi vos actes de naissance et livrets de famille, vos diplômes, fiches de paye, certificats d’assurance, actes de propriété…

Imaginez que vous perdiez tout ce que vous possédez dans un incendie. Comment prouvez à une compagnie d’assurance que vous possédiez une voiture, des objets de valeur ? Prenez ce qui a le plus de valeur en photo. Et là encore, gardez tout sur votre smartphone, votre ordinateur, une clé USB, un disque dur ET un Cloud… sans compter les copies papier, à mettre dans un classeur ménager en métal, fermé à clé.

Scannez aussi vos photos personnelles. C’est ce qui manque le plus à ceux et celles qui ont tout perdu…

Prenez aussi des doubles de clés : de chez vous, de votre voiture, de votre point de chute… gardez-en aussi une copie dans votre voiture.

Et prenez également un petit répertoire papier, dans lequel noter vos contacts les plus importants. Que ce soit vos proches, les services d’urgences, votre banque ou votre compagnie d’assurance… Si vous perdez votre téléphone ou que vous vous trouvez à court de recharge, vous pourrez toujours avoir leurs coordonnées.

Un petit carnet et plusieurs stylos sont aussi une bonne idée.

L’argent

Comme pour tout, il faut penser à différentes options. Avoir plusieurs cartes de crédit / de débit, sur plusieurs comptes, dans plusieurs banques, dans différents pays. N26 est en Allemagne, Revolut en Grande Bretagne par exemple…

Mais aussi des espèces, au cas où. Oui, au cas où on se retrouve avec une gigantesque panne d’électricité et l’impossibilité de retirer du liquide dans les distributeurs des banques, rien que ça. 500 euros par personne, pour faire face aux premiers besoins : une nuit d’hôtel, une location de voiture par exemple. Et prenez une copie des assurances fournies par vos cartes bancaires.

La nourriture et l’eau

J’ai quelques réserves alimentaires, mais surtout dans ma voiture (qui a tout le temps le plein d’essence !). Des barres énergétiques, des boîtes de sardines, du boeuf séché, des noix et des amandes, des rations de survie, des soupes déshydratées. Des choses à peu près saines et qui contiennent pas mal de calories dans un format compact. Privilégiez les aliments non périssables.

Mais je compte surtout trouver de la nourriture ailleurs, j’ai donc des sacs Zip pour ramasser de quoi manger. Que ce soit dans la nature ou… dans des magasins, qu’il soient ouverts ou que vous vous trouviez dans une situation où vous pouvez… vous servir. La nourriture, c’est lourd : j’ai donc de quoi manger pendant trois jours, pas plus. S’il me faut pêcher, j’ai aussi une ligne et quelques hameçons. Pas d’arme à feu, ni d’arc ou de flèche.

Je fais plus attention à l’eau : deux gourdes rigides, que je glisserais dans mes poches de côté si je prends mon grand sac, ou dans leurs housses en bandoulière si j’ai le petit, et une gourde souple. J’ai aussi chez moi des bonbonnes de 5 litres, et une dans ma voiture, que je renouvelle régulièrement. J’ai un petit système de filtration d’eau et des comprimés de purification de l’eau.

La cuisine

Je n’envisage pas d’emmener dans mon sac autre chose qu’une boîte à repas, une assiette en plastique dur, et de quoi cuisiner en mode camping. Dans mon sac j’ai un mini “poêle à bois” comme réchaud, et une casserole pliable. J’ai aussi un réchaud à gaz dans ma voiture. Je ne pars pas en vacances, c’est surtout pour dépanner pendant deux à trois jours.

L’électronique, les communications

Pour certain.e.s survivalistes, l’effondrement signifie le retour à la nature, et la fin du monde moderne. Donc plus d’électricité, plus d’Internet. C’est un scénario possible, mais il est un fait qu’en cas de gros problème, les énergies, notamment l’électricité, seront certainement ce que les États chercheront absolument à maintenir.

Dans mon cas, j’emporterai très certainement mon téléphone, mon MacBook, leurs chargeurs, et deux batteries externes (dont une solaire), que je garde toujours chargées à bloc, prêtes à emporter. Ainsi que plusieurs câbles. Le tout dans mon deuxième sac à dos (le plus petit, que je placerai devant), qui est équipé d’une poche rembourrée pour placer mon ordinateur.

J’ai aussi un vieux Nokia 3310, qui dure des jours sans recharge, et la carte SIM (forfait à 2 euros – gratuite si vous avez déjà une box chez Free par exemple) qui va avec. C’est assez intéressant d’avoir plusieurs cartes SIM, une de chaque opérateur, car l’un peut marcher si l’autre ne marche pas dans l’endroit où vous trouverez.

Même si aucune barre de réception n’est visible, vous pouvez essayer d’envoyer un texto, d’un endroit aussi haut que possible.

Les appels d’urgence (composez le 112) peuvent toujours être effectués sans crédit, si la carte SIM est active.

J’ai également une petite radio AM/FM à manivelle.

Les vêtements

Même si je pense surtout à rejoindre un abri, j’ai dans mon sac quelques vêtements, des sous-vêtements et des chaussettes de rechange, roulés en boule et glissés dans un sac Zip, pour les trouver facilement. J’ai besoin de pouvoir être à l’aise, qu’il fasse froid ou chaud.

J’ai embarqué un legging épais long, un pantalon léger en tissu, une jupe en maille fine noire et un short, plusieurs débardeurs, des T-shirts fins à manches longues (en noir et en fluo, pour me faire voir si besoin), un sweat-shirt à capuche.

Je peux ainsi superposer les uns sur les autres selon les besoins.

Pour me tenir chaud, un bonnet, une écharpe et une paire de gants en maille polaire. J’ai aussi deux paires de collants synthétiques épais (60 deniers) : j’ai pu tester dans le Kansas par -22°C, vous superposez deux collants sous vos vêtements et ça tient bien chaud. Bien plus qu’un jean, qui vous brûlera les cuisses s’il gèle… et qui est peu conseillé pour marcher des heures…

J’ai une doudoune fine mais chaude que j’ai roulée, compressée et entourée d’un bandeau élastique. J’ai des élastiques à cheveux, des bandeaux.

J’ai aussi deux chèches en voile qui peut servir à beaucoup de choses (écharpe, bandeau pour la tête, pour s’asseoir par terre sans se salir pendant une pause…), une casquette et un maillot de bain – si je dois traverser une rivière, prendre un canoë, ou me laver en public dans un lac.

Une paire de tongs pour “la détente” et “le chaud”, une paire de ballerines souples et légères, et un poncho imperméable en cas de pluie. J’ai mes chaussures de randonnée et une paire de bonnes chaussettes toujours prêtes à côté de mon sac à enfiler sur le moment pour partir tout de suite, quelle que soit ma tenue à ce moment-là.

L’idée c’est de privilégier les vêtements fins et légers, mais qui tiennent chaud. Du coton fin et du synthétique, qui a l’avantage de sécher plus vite.

Vous devez imaginer plusieurs tenues possibles avec les mêmes vêtements. Si je superpose mes deux collants, ma jupe, mes t-shirts sans manches et longs, ma doudoune, je suis certaine de pouvoir faire face à de basses températures. Et la jupe, un débardeur et mes tongs, aux plus chaudes.

J’ai une pochette à bandoulière en tissu, fine mais grande et très légère, au cas où je peux poser mon sac dans un endroit sûr et sortir faire des courses, aller au restaurant, dans des administrations. Car même si je fuis, j’ai envie de savoir que je peux être un peu habillée “normalement” pour faire face à toutes les éventualités.

J’ai aussi deux sacs “shopping” qui se roulent dans leurs petites pochettes pour accrocher à mon sac à dos si je trouve des choses supplémentaires utiles pendant mon voyage et que je n’ai plus de place. Si le poids de l’ensemble le permet, bien entendu…

J’ai préparé une pochette avec du maquillage, qui prend très peu de place… Avec une pince à épiler (les sourcils, mais aussi les échardes !), un coupe-ongles et une lime, une mini-brosse à cheveux pliante avec miroir. Le miroir peut aussi servir à me signaler.

En plus de mouchoirs en papier, j’ai également des mouchoirs en tissu – eh oui, les bons vieux mouchoirs à Papa ! Ils me servent pour m’éponger le visage si j’ai chaud, me rafraîchir en les trempant dans l’eau et en les posant sur ma nuque.

J’ai aussi une pochette fine en tissu pour séparer le sale du propre, ainsi que de la lessive en poudre dans un petit sachet.

La défense

Je n’ai pas d’arme à feu, mais je compte un jour prendre des cours de tir et avoir un permis pour une petite arme de poing. Car même si la plupart des gens auront des comportements d’entraide en cas de crise, il se peut que des manques ponctuels (de nourriture, d’abri…) puisse entraîner des pillages, des agressions. On l’a vu lors de nombreux événements.

Cette arme est surtout pour moi un outil de dissuasion, encore plus utile quand on est comme moi, une femme seule. Mais apprendre les bases de l’anatomie pour pouvoir tirer dans une jambe sans atteindre une artère, peut s’avérer une bonne idée…

Pour l’instant, en plus de mes couteaux, j’ai deux bâtons de marche pliants, dont je ne peux plus me passer en randonnée, et dont les pointes peuvent me servir pour repousser un attaquant. Je peux aussi utiliser une sangle extensible pour y attacher mon plus long couteau. Pas de quoi faire face à une arme à feu, certes. Mais assez pour repousser d’autres attaques.

Un spray anti-agression (aérosol de défense au poivre) sera ajouté à mon équipement très bientôt.

La signalisation

En cas de crise, pouvoir se faire voir, que ce soit au bord d’une route ou au coeur d’une forêt, peut vous permettre d’éviter des accidents, être vu.e des autres membres de votre groupe, ou de vous signaler aux services d’aide.

J’ai avec moi un gilet de signalisation (le gilet fluo qu’on a tous et toutes dans nos voitures), que je peux porter si je marche la nuit au bord d’une route. J’ai aussi ma lampe frontale, et un chèche fluo à étendre par terre pour être vue d’un hélicoptère. J’ai un miroir et ma lampe torche que je peux utiliser pour envoyer des signaux, et de quoi allumer un feu, un sifflet pour me signaler ou appeler les autres. Je pense également ajouter des feux d’artifice – pour permettre d’être trouvé.e si on est perdu dans la nature…

Les autres choses à avoir dans son sac

Une corde en plastique et des pinces à linge, une autre corde en coton (qui peut être coupée), une Paracord, des sangles resserrables (notamment pour attacher ma tente et mon tapis de yoga sur mon sac).

Un rouleau de Ducktape (ou un ruban adhésif résistant et étanche). Avec ça et un kit de couture, vous pouvez réparer vos affaires – en premier votre sac de survie.

Un couteau à grande lame fixe pour tout couper (notamment des branchages ou des plantes), un couteau multifonctions, avec tournevis, pince et ciseaux. Une petite pelle, des mousquetons et des anneaux, pour attacher plein de trucs, y compris une bâche sur votre sac ou des affaires à un arbre. Une paire de jumelles.

J’ai plusieurs bâches en plastique fines, pour les superposer, ça ne prend pas de place et c’est très utile. Et des sacs poubelles : un très grand, pour emballer toutes mes affaires en cas de grosse pluie, et des petits. Ils ont de multiples usages : ils peuvent servir de bâche, de sac de transport, ou pour les très grands, devenir des ponchos (en perçant un trou pour la tête) pour vous protéger de la pluie, faire vos besoins avec un peu d’intimité, ou changer de vêtements en public sans devoir vous mettre nu.e…

Une boussole, un ouvre-boîte / ouvre-bouteilles – ben oui, ça peut servir à se boire un petit verre pour se réconforter !

J’ai un petit savon dans sa boîte en plastique, en plus du gel douche et de la lessive, pour nettoyer un peu tout. J’ai aussi un rouleau de papier toilette dont j’ai retiré le carton au centre et écrasé pour qu’il prenne moins de place, mais avec une microfibre et un peu de savon on s’en sort aussi…

Le tout dans des pochettes, pour ne pas tout avoir en vrac dans mon sac, et les trouver facilement. J’utilise des sacs à chaussures en tissu fin, qui se ferme par des cordons. Prenez aussi plusieurs autres sacs Zip pour tout ranger, séparer par thématique (plus facile de trouver ses affaires ainsi) et les protéger.

Je compte aussi acheter une scie filaire (sorte de bande d’acier à dents avec deux poignées pour couper du bois par exemple) et une bassine pliante, pour laver ma vaisselle, mes vêtements, et me laver moi aussi.

Il existe des “multifonctions” pour tout, comme la “spork”, un combo cuillère-fourchette-couteau avec un bord en dents de scie sur le côté de la fourchette, qui fait aussi ouvre-canette et bouteille. J’ai utilisé ce que j’avais déjà, au maximum. J’investirai au fur et à mesure pour alléger le poids de mon sac, mais il est tout à fait correct par rapport à tout ce que j’ai pu prendre.

Survie… psychologique

Je me suis imaginée en situation de crise, et me suis demandée ce que je pouvais ajouter de léger qui pourrait aider à mieux accepter la situation.

J’ai des petites bougies et un joli photophore en métal, car les bougies, le feu en général, me permettent souvent de m’aider à me relaxer, à méditer. J’ai aussi deux (oui, en double, en cas de perte) paires d’écouteurs, un sans fil et un filaire, pour écouter de la musique. C’est pour cela que j’ai trois batteries externes, pour garder un maximum de capacité de recharge sur mes téléphones (mon smartphone et mon Nokia), pour utiliser le réseau wifi et data, mais aussi pour écouter de la musique en ligne.

J’ai également gardé un lecteur MP3 de 32 GO, dans lequel j’ai stocké de la musique et des fichiers de séances de méditation et de relaxation. Car sans réseau, fini Spotify…

J’ai aussi un harmonica, hérité de mon oncle, qui me permet de me détendre et de jouer en groupe autour d’un feu de camp… C’est petit et c’est facile de faire quelques notes agréables même si on n’est pas musicien !

J’ai ajouté à mon sac une plaque de chocolat noir et des bonbons anglais, un fin plaid très doux qui roulé en boule ne prend pas de place et qui procure un sentiment de confort.

Le maquillage, un petit spray de parfum que je recharge avec mon effluve préférée, une paire de boucles d’oreilles, me permettent aussi de me dire que si je me retrouve dans un abri de ville, dans un logement de secours qui me permet de garder un confort relatif, je pourrai garder une apparence propre et “normale” face aux autres.

Vous pouvez aussi avoir des photos des personnes que vous aimez, des images qui vous donnent du courage, ou le sourire ! Pensez à ce qui vous réconforte au quotidien.

Dans l’idéal, survivre en petit groupe, que ce soit en famille ou avec des proches, amis ou voisins, est le meilleur moyen pour survivre au mieux physiquement, mais aussi moralement. Cela ne concerne pas le sac de survie, mais plutôt votre scénario de survie, et cela peut aussi vous permettre d’adapter votre équipement. Si par exemple vous pouvez facilement arriver dans des endroits qui permettent d’avoir un abri, vous pourrez mettre l’accent sur les vêtements ou la nourriture.

Pour les enfants

Des enfants, je n’en ai pas, mais j’ai des amis qui adorent camper et voyagent partout avec leurs petits, j’ai donc une idée de ce qui pourrait être utile…

Préparer des petits sacs à dos (adaptés en terme de taille et de poids) pour vos enfants permettra d’alléger le vôtre (en terme d’espace surtout), mais aussi de leur permettre d’emmener ce qui pour eux sera indispensable en terme de… réassurance. C’est à vous de vous occuper de leur procurer abri et nourriture, mais ils peuvent aussi emmener des choses complémentaires pour leur propre confort.

Selon l’âge, ce sera : des vêtements de rechange, des jouets, des doudous, des confiseries (cela peut beaucoup aider en cas de gros moments de stress), mais aussi un petit plaid, une lampe frontale, des talkies-walkies.

Votre téléphone peut suffire pour leur proposer des jeux, mais s’ils ont une petite tablette c’est bien aussi. Prendre un jeu de cartes, des mandalas en petits carnets à colorier, leurs peluches fétiches… L’idéal est de créer un jeu autour du sac de survie, de leur demander ce qu’ils emporteraient avec eux si on devait partir, pour voir ce qui est le plus important pour eux. Et même, leur demander, s’ils sont assez grands, de vous aider à faire votre propre sac.

Tout cela afin que cette préparation, ils la comprennent, et y participent. Un sac de survie posé en évidence dans le couloir de l’entrée, s’ils ne comprennent pas son utilité, cela peut beaucoup les angoisser…

Si ce sont des ados, ils peuvent vous permettre d’emporter plus de matériel. Avec une règle : chacun emporte ses vêtements, ses médicaments, et le minimum pour survivre (couteau, lampe frontale, couverture de survie, eau et nourriture) s’ils se retrouvent séparés de vous à un moment. Être à plusieurs peut permettre d’emmener deux tentes au lieu d’une, plus d’équipement de cuisine ou de pêche par exemple. Mais il faut toujours privilégier la légèreté de votre sac de survie par rapport à l’équipement.

Un sac de premier secours

Vous l’aurez compris, l’idée n’est pas de survivre des mois au fond des bois avec cet équipement. Mais de pouvoir partir vite avec l’essentiel, et de gérer les galères des premiers instants. Cela peut être dans la nature, mais aussi dans le hall d’un aéroport, en attendant une évacuation.

Dans ce genre de cas, il vaut évidemment mieux utiliser le papier toilette, le savon, les ressources en eau ou en nourriture… et les prises électriques, le wifi que vous trouverez sur place, que d’entamer vos propres réserves. L’idée étant de tenir le plus longtemps avant de rejoindre un abri, votre base.

J’ai aussi pas mal de choses prêtes dans ma voiture, et de quoi embarquer plus de choses rapidement. Je vous expliquerai ça dans un autre article !

Mais si vous ne devez avoir qu’un petit sac à dos, prêt à embarquer dans l’entrée de votre logement, voici l’essentiel de la survie :

  • Une couverture ou un sac de couchage de survie, une bâche fine, une petite corde, une petite trousse de secours et de soin, un allume-feu, un couteau pliant, une lampe de poche
  • Quelques barres énergétiques et deux/trois rations de survie
  • Votre téléphone portable, une batterie externe chargée et son câble
  • Vos papiers d’identité, une carte bancaire et 100 euros (au minimum) en espèces dans une pochette
  • Une gourde avec un litre d’eau.

Mes derniers conseils…

N’attendez pas pour préparer un sac de secours. Les grandes catastrophes arrivent sans prévenir, celles de la vie quotidienne aussi.

Pensez à votre propre situation possible de crise : une avalanche en montagne, une inondation au bord d’une rivière… Selon votre lieu de vie, le climat qui y règne, les moyens de se déplacer, les besoins seront forcément différents. 

Imaginez vos scénarios de fuite :

  • Je vais où ?
  • Comment : à pied, à vélo, en voiture ?
  • Où puis-je me procurer de l’eau potable ?
  • Où vais-je passer la nuit ?
  • Qu’est-ce que je vais manger ?
  • Comment me protéger du froid, de la chaleur et de l’humidité ?…

Si vous avez peu de moyens, commencez par fouiller dans vos placards pour voir ce que vous avez déjà. Puis investissez au fur à mesure, en cherchant dans les magasins, les sites de déstockage militaire, les annonces d’occasion. J’ai acheté mon deuxième sac de survie sur une braderie : 12 euros avec l’étiquette encore dessus, au lieu de 40 euros en magasin.

Mon sac Décathlon, suffisamment grand et très confortable

Remplissez votre sac en mettant le plus lourd en bas et le plus léger en haut. Triez aussi, si votre sac ne s’ouvre que par le haut, en pensant à ce que vous utilisez le plus souvent…

Enfin, construisez votre sac de survie au fur et à mesure. Il peut toujours être amélioré, si vous prenez le temps d’examiner ce que vous utilisez le plus au quotidien. De toutes petites choses peuvent faire la différence en cas de crise, des choses auxquelles vous n’avez pas pensé au départ et qui seront en fait très utiles dans votre situation spécifique. Je continue à regarder ce que je pourrais changer, ajouter ou retirer pour des éléments plus petits, à multiples fonctions ou de meilleure qualité.

Pour ce qui est essentiel (par exemple vos lunettes de vue), pensez toujours en double, et si c’est petit et léger, en triple ! Ce sont des objets que vous pourrez d’ailleurs échanger si vous en avez moins besoin et qu’une autre personne possède quelque chose qui vous est plus utile…

A lire, à voir :

SAC D’ÉVACUATION ET KIT DE SURVIE – Résilience Urbaine

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Sophilosophy Barbarella

Créatrice de contenus en ligne, je suis également conseil et coach en psychologie positive sur deux thématiques : les personnes surdouées et multipotentielles, et l'éco-anxiété et la solastalgie. Diplômée en journalisme et en psychosociologie, je suis passionnée par le développement durable, le développement professionnel et personnel, et le monde de demain. Retrouvez-moi sur : maviemagique.com, thejobrevolution.com, demainlenouveaumonde.com, lamajestedeselephants.com, et sur les réseaux sociaux.

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