Nature : ces nanas qui se bougent

En ce 8 mars, qui est la Journée Internationale Des Droits Des Femmes, j’avais envie de parler de nous, les nanas. De nous, de notre force intérieure, de notre grand coeur, de notre nature maternelle, qui ne se limite pas à nos propres enfants. De notre courage et notre détermination aussi, quand l’heure est grave, nous n’avons pas peur de prendre les armes.

Beaucoup de femmes sont à l’initiative de changements de société, et pas seulement pour gagner de nouveaux droits (totalement mérités). Elles n’hésitent pas à se lancer pour améliorer la vie, la société, et le monde.

La Fondation Yves Rocher parle de ces femmes, salariées de l’entreprise, qui agissent concrètement et s’engagent pour préserver la nature dans cette vidéo réalisée pour la journée de la Terre :

La société, qui s’est toujours engagée dans l’écologie depuis sa création en Bretagne, a créé le prix Terre de Femmes qui donne à la fois un coup de pouce financier, mais aussi “un coup de projecteur qui facilite l’action”. Depuis 15 ans, de nombreuses femmes qui luttent dans leur coin ont été reconnues, encouragées, et mises en lumière. Quelques exemples :

(Lire l’article : Beauté éthique: comment les marques s’engagent-elles pour la planète?)

Le Prix “Terres de Femmes” créé par La Fondation Yves Rocher met en lumière la force de leur combat pour l’environnement.

OROVERDE

Elke Mannigel s’engage depuis plus de 20 ans pour la protection des forêts tropicales dans le monde entier. Depuis 2003, ses activités se concentrent sur le Guatemala. Elke Mannigel travaille aujourd’hui avec 13 000 familles dans 360 villages au Guatemala et soutient son organisation partenaire locale dans la protection de 466 267 hectares de forêt tropicale dans trois grandes réserves naturelles protégées. Ces dernières années, elle a lancé le reboisement et la régénération d’environ 950 hectares de forêt tropicale au Guatemala.

ACOMPARTIR

Avec la Fondation Acompartir, créée en 2013, Leticia établit un pont entre les entreprises et les entités sociales, via une plate-forme technologique et logistique qui connecte le monde lucratif et non lucratif. Cette banque de produits non-alimentaires permet ainsi d’éviter la destruction de produits invendus et aide à l’amélioration des conditions de vie de personnes vivant en exclusion sociale.

BACK TO LIFE E.V.

Depuis 2009, Stella s’engage pour la protection de l’environnement, la préservation des précieux écosystèmes et habitats du Népal. Elle lutte contre la déforestation et la pauvreté en développant la gestion durable des forêts et l’utilisation d’énergies propres et renouvelables. En collaboration étroite avec la population locale (minorités ethniques), elle protège les habitats des déchets plastiques et sensibilise les jeunes générations.

ELI-SCIENTIFIC

Le Nicaragua est un des pays les plus pauvres en Amérique latine. Le développement d’activités écotouristiques côtières telles que le whale watching est inquiétante pour la protection et la conservation des cétacés du pays. Pour cette raison, un projet de recherche pionnier a été mis en place au Nicaragua sur une période de 5 ans (2016-2020). Le projet englobe trois aspects différents et complémentaires à la fois : la science, l’éducation et la gestion durable des ressources naturelles.

Le Prix Terre de Femmes a mis en lumière plus de 100 initiatives, projets et associations qui ont été créées par des femmes.

Ces femmes, elles bougent les choses à tout âge, de 9 à 99 ans. Elles se battent pour un monde meilleur, quitte à sacrifier leur carrière… voir leur vie. Dans cet article, on découvre que des petites meufs n’hésitent pas à sortir de l’école pour vider leur sac sur la pollution et la manière dont on détruit la planète.

Militantes dès l’enfance

Celle qui a lancé un autre mouvement mondial toute seule dans sa jupe, c’est Greta Thunberg, la petite militante qui à 15 ans a séché l’école et s’est assise tous les jours devant le parlement suédois au cours des semaines précédant les élections. Elle arborait un trac qui disait : « Je suis là parce que vous êtes les adultes qui prennent les décisions sur mon avenir ». Révoltée de voir l’inaction des pouvoirs publics face au changement climatique, elle a généré un mouvement des lycéens. Depuis Août 2018, partout dans le monde, ils font grève tous les vendredis, comme aujourd’hui.

“On n’est jamais trop petit pour faire une différence”. Dans son discours devant les dirigeants mondiaux à la COP24, elle traite les présidents… d’ “immatures” ! Et n’hésite pas à faire un voyage de près de 32 heures en train depuis sa Suède natale pour rallier Davos et le Forum économique mondial. Déterminée.

«Certaines personnes disent que nous ne faisons pas assez pour combattre le changement climatique. Ce n’est pas vrai, parce que pour ne pas faire assez, il faudrait déjà que nous fassions quelque chose, et la vérité est que nous ne faisons rien»

@GretaThunberg

#BeAfraidOfaSmallWoman #powertothepeople

En Belgique, c’est Youna Marette qui du haut de ses 17 ans interpelle les pouvoirs publics : “Nous avons le désir radical de transformer la société”.

Militantes depuis toujours

Mais les tigresses aux cheveux blancs sont encore plus présentes et se battent depuis longtemps, à, l’instar de Karen Christiana Figueres Olsen, qui fut “Madame Climat” aux Nations Unies entre 2010 et 2016. Elle a été élue en 2001 “Héroïne de la Planète” par le magazine américain Time. Il faut dire que cette diplomate costaricaine travaille d’arrache pied depuis 1995 à faire avancer les négociations climatiques internationales.

Christiana Figueres parle de l’accord de Paris lors d’une conférence TED en 2015

La très populaire Mary Robinson, la première femme présidente de la république d’Irlande est, à 76 ans, farouchement dévouée à la promotion des femmes et à la lutte contre le dérèglement climatique, deux causes auxquelles elle consacre son temps et énergie au sein de sa fondation pour la “justice climatique”.

Mary Robinson croit fermement que « les femmes sont au coeur des solutions efficaces pour lutter contre les effets du changement climatique.”

Elles ne sont qu’un infime exemple de toutes ces femmes qui oeuvrent, partout sur la planète, pour protéger la Mère Nourricière, c’est à dire notre planète. On peut citer des stars, comme Gisele Bündchen, Pamela Anderson, Cameron Diaz, Marion Cotillard, Mélanie Laurent, Julia Roberts, Natalie Portman, Cate Blanchett, Gwyneth Paltrow…. mais ce sont surtout des anonymes qui lancent des projets et des alertes à travers le monde.

Et si un jour, on laissait les femmes gérer le monde, pour voir si la planète n’irait pas un peu mieux ? Nous ne sommes pas des déesses, mais au vu de ce qu’a donné le management des hommes, il y a de quoi pleurer… sur le sort de la Nature. Je reviendrai plus tard sur cette idée…

Sources : consoglobe.com / Mediapart / Reporterre.net / L’Express / Marie France

 

Sophilosophy Barbarella

Créatrice de contenus en ligne, je suis également conseil et coach en psychologie positive sur deux thématiques : les personnes surdouées et multipotentielles, et l'éco-anxiété et la solastalgie. Diplômée en journalisme et en psychosociologie, je suis passionnée par le développement durable, le développement professionnel et personnel, et le monde de demain. Retrouvez-moi sur : maviemagique.com, thejobrevolution.com, demainlenouveaumonde.com, lamajestedeselephants.com, et sur les réseaux sociaux.

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